L’or, un actif risqué qui chute de 92$ intraday !

March 1st, 2012
by L.C.

La nouvelle n’a pas dû vous échapper, les métaux précieux dont l’or se sont littéralement éffondrés aujourd’hui suite à l’absence de signaux indiquant l’imminence de QE3 lors du discours de Ben Bernanke au Congrès US. Contrairement à ce que beaucoup diront, l’or est totu sauf une valeur refuge, bien au contraire, surtout après 11 années de progression.

 

Traditionnellement, lors des phases de panique et de chutes des marchés, comme ce fut le cas à l’automne 2008, également à l’automne 2011, l’or n’échappe pas à la liquidation générale. Dans ces configurations, le prix des actifs chute et les institutionnels se doivent de trouver du cash pour répondre aux appels de marge (et les premiers qui liquident l’or entrainent la chute des prix de l’or ce qui cause par la suite des appels de marge à d’autres détenteurs d’or, et ainsi de suite), pour faire face aux demandes de retrait de leurs clients, ou simplement pour constituer une réserve de cash (cash is king baby). Lors de réelles paniques boursières, le prix de l’or est appelé à chuter, les véritables refuges étant le dollar US et les Treasuries, le seul actif qui reste vraiment liquide en toute occasion (le Franc suisse et le yen sont aussi censés profiter des phases de panique, mais l’interventionnisme de la SNB et de la BoJ limitent quelque peu cela). Quand les marchés s’effondrent, l’or tend à suivre la même direction, c’est la règle à l’exception du cas où le système tout entier s’effondrerait, dans ce cas là, faites un stock d’or, armes et nourriture.

 

L’or a encore du potentiel, avec des taux proches de zéro pour une période encore longue, logique…

Mais aussi, en comparant le ratio Dow Jones/ Once d’or, on remarque que par rapport aux précédents sommets historiques de l’or, l’once valait beaucoup plus par rapport au Dow ce qui suggère qu’il reste encore une marge de manoeuvre avant la fin du cycle haussier qui a marqué la dernière décennie.

Dow/gold ratio:

>> Dow Jones / once d’or: 13 000 / 1700 = 7.65   Ainsi, il faudrait 7.65 onces d’or pour “acheter le Dow Jones” aujourd’hui. Ce ratio chute de plus de 40 en 2000 où l’or ne valait plus grand chose…

Mais lors des précédents sommets de l’or, ce ratio s’établissait à entre 1 et 3. Ainsi en 1980, juste avant un cycle baissier de 20 ans pour l’or, le Dow/gold ratio était de 1.3.

 

Retrouvez sur www.margincall.fr l’intégralité de cet article avec beaucoup d’autres.

 

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Warren Buffett publie sa lettre aux actionnaires 2011: de nouvelles acquisitions en vue?

February 26th, 2012
by L.C.

Comme chaque année, fidèle au poste et à ses convictions, en toute humilité et toujours aussi patriote, Warren Buffett a publié sa lettre aux actionnaires de Berkshire Hathaway, lettre dans laquelle il revient sur l’exercice précédent et évoque la performance des entreprises aussi nombreuses que diversifiées que Berkshire possède (Geico, Burlington Northern Santa Fe, Lubrizol et j’en passe) ainsi que celle des participations dans des entreprises côtées – ce qui est déjà bien plus intéressant pour tout individu non-actionnaire de Berkshire Hathaway. Il a laissé entendre que Berkshire était encore en quête d’acquisitions, mais il a été quelque peu moins incisif que l’année dernière. Voici donc les éléments les plus importants que j’ai identifiés.

 

Warren Buffett & his Harley

 

Retrouvez la suite de cet article en intégralité sur http://www.margincall.fr/ : bilan des prises de participation 2011 en particulier dans IBM et Bank of America, état actuel du portefeuille de Berkshire, vision de Warren Buffett à propos de l’immobilier aux US et plus encore.

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SNB vs Marchés: l’affrontement aura-t-il lieu?

February 3rd, 2012
by L.C.

Article publié en intégralité jeudi 2 février sur www.margincall.fr, la nouvelle référence pour la finance sans langue de bois, en toute indépendance.

 

Le franc suisse est revenu sur le devant de la scène ces derniers jours puisque l’EUR/CHF s’est dangereusement rapproché de 1.20 -. c’est-à-dire le seuil que la Banque Nationale Suisse (SNB/BNS) s’est “engagée” à défendre depuis septembre. Cette intervention sur le marché des changes aura fait couler beaucoup d’encre avec la démission forcée de P. Hildebrand début janvier suite aux révélations de décembre concernant les transactions effectuées par son épouse Kashya. Cette pauvre femme a gagné 75 000 CHF dans l’affaire (ce qui pour elle ne constitue vraiment que de la petite monnaie), et Hildebrand >>> OUT.

Depuis cela, le Franc suisse s’est apprécié de façon significative, les marchés considérant le départ d’Hildebrand, un des plus fervents défenseurs de la politique vigoureuse de la SNB, et l’absence de nouveau président permanent (Thomas Jordan, le président actuel de la SNB, n’est qu’un intérimaire) comme des signes de faiblesse. Toutes les banques ou presque ayant conseillé d’être Long EUR/CHF (dont GS), convaincues que le peg serait relevé de 1.20 à 1.25 voire 1.30,  ces nouvelles défavorables pour la SNB ont incité de nombreux intervenants à liquider leurs positions haussières, tandis que d’autres se sont dit “et pourquoi pas me la jouer à la Soros 20 ans plus tard et moi aussi CASSER de la banque centrale??” Les marchés intègrent désormais une probabilité relativement importante de cassure des 1.20, et il semble tout à fait concevable que la détermination de la SNB soit testée à court terme. Pour le moment, la SNB n’utilise que des mots, pas la planche à billets.

En ce qui me concerne, je ne pense pas que la SNB abandonnera les 1.20, je ne pense pas que la SNB craquera. Pourquoi? Tout simplement parce qu’à l’heure actuelle, la SNB n’a AUCUNE contrainte: elle peut créer des Francs suisses et acheter des euros comme bon lui semble (eh oui, l’indépendance de la banque centrale c’est une bonne chose) et en septembre, lors de la mise en place du peg, elle a clairement indiqué qu’elle achèterait autant d’euros que nécessaire. Sa seule limite est l’inflation, mais l’inflation n’est aucunement un problème, ce serait même l’inverse actuellement. Je crois donc que le niveau des 1.20 sera défendu, mais comment?

 

Il existe en effet plusieurs scenarii, à voir sur www.margincall.fr !

 

Pour l’heure, on se dirigerait plutôt vers mon deuxième scénario, mais je suis prêt à tenter ma chance pour le premier scénario, il suffit d’être long à proximité des 1.20, le plus près possible. Dans tous les cas de figure sauf dans le troisième, je gagne. Même flat, qui récupère un petit SWAP tous les soirs? C’est L.C. !! Et avec toute ma free margin, I’m FREE $$.

 

Souvenez-vous que “The franc is still highly valued, but it should depreciate further in the future.” J.P. Danthine

 

EUR/CHF since intervention

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La Fed prévoit de maintenir la ZIRP jusqu’en 2014 ou… pour toujours?

January 25th, 2012
by L.C.

Sans surprise, la Fed a confimé qu’elle devrait maintenir le taux directeur entre 0 et 0.25% pour les mois et années à venir, si les conditions le permettent, et sans doute jusqu’en 2014. Logiquement, les marchés aiment les mesures de ce type, mais si ce type de mesure doit être pris, c’est bien que la situation économique est loin d’être formidable… Mais ce raisonnement n’a pas lieu d’être aujourd’hui, l’allégresse est de mise, merci Chairsatan. Grande nouveauté à signaler, la Fed s’est désormais fixée un objectif en terme de taux d’inflation, à 2%.

Ci-dessous, le chart des prévisions de chaque membre du FOMC et des directeurs de Fed régionales. Ils prévoient très majoritairement des taux nuls ou quasi-nuls en 2012 et 2013, une (très) légère augmentation en 2014, et 4/5% en 2666 quand les martiens débarqueront sur Terre.

Vous imaginez bien que les métaux précieux apprécient cette décision de la Fed, ceux-ci étant inversement correlés aux taux d’intérêt, d’autant plus que le Chairsatan a confirmé que de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire seraient envisagées si les conditions venaient à se dégrader. De cette manière, il cherche à obtenir le même résultat qu’en faisant tourner la planche à billet.

 

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BREAKING NEWS: S&P’s dégrade le credit rating du FESF (EFSF) de AAA à AA+

January 16th, 2012
by L.C.

C’est désormais officiel, Standard & Poor’s a dégradé le Fonds Européen de Stabilité Financière de AAA à AA+, soit la même note que la France, ce qui n’est que la suite logique de la dernière dégradation.

En effet, le fait que la France et l’Autriche aient perdu leurs triple A adorés, les garanties apportées par ces Etats ne soutiennent plus complètement le désormais très problématique FESF (sans parler de l’Italie ou de l’Espagne), rien de surprenant donc, et aucune réaction majeure sur les marchés (marchés d’ailleurs complètement anémiques du fait de la fermeture des US). S&P’s associe à cette notation une perspective “developing”, autrement dit “en développement” et se réserve ainsi le droit d’upgrader ou de downgrader le FESF dans les mois à venir selon l’évolution de la situation, et selon les notes des pays membres. Si la France venait à perdre un cran supplémentaire, nul doute que le FESF subirait le même sort peu après.

Saving the EFSF which saves the Eurozone

Encore une histoire de note, vous allez me dire que cela commence à faire beaucoup mais que voulez-vous, les médias sont focalisés sur cela et rebattent les oreilles du peuple à ce sujet, ce qu’exploitent avec succès les tenants de l’anti-capitalisme, du protectionnisme et toute autre forme de régression socio-économique. Mais je dois bien dire que les décisions des agences de notation sont les seules choses à se mettre sous la dent en cette journée de Martin Luther King. D’ailleurs ce matin, Moody’s a réaffirmé le AAA de la France, ce qui sauve la France et le FESF  dans la foulée pour encore quelques temps, puisque 2 des 3 grandes agences de notation (Moody’s et Fitch Ratings) ont maintenu notre AAA et que les institutions qui investissent exclusivement en titres dont la note est maximale ne devraient pas (encore) s’en détourner complètement.

Toujours est-il que le problème s’est déplacé. Peu importe ce que l’on pense des agences de notation et de leur réactivité plutôt douteuse, le fait est qu’il y a quelques mois le FESF devait secourir les pays en difficulté de la zone Euro et restaurer la confiance tandis que maintenant… C’est le FESF lui-même qui devra être sauvé.

HAHAHA n’est-ce pas?

 

 

FUN FACT: Le FESF est une SA de droit luxembourgeois qui conduit ses opérations depuis un austère petit immeuble. Ci-joint ses statuts.

NB: La France représente 20% des contributions au FESF, près de 18% en ce qui concerne l’Italie, et 12% pour l’Espagne.

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BREAKING NEWS: S&P dégrade la note de crédit de la France, perspective négative

January 13th, 2012
by L.C.

La nouvelle tant redoutée est enfin tombée: après des semaines de rumeurs et après François Baroin, l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a décidé de dégrader la note de crédit de l’Etat français. Adieu Triple A chéri, désormais notre note de crédit n’est plus que de AA+.

Rien de bien méchant donc, tout était déjà plus ou moins pricé. Le seul aspect négatif est que S&P a assorti ce rating d’une perspective négative, ce qui signifie que d’ici quelques semaines, nous pourrions tout à fait voir de nouvelles rumeurs de dégradation circuler sur nos terminaux. L’agence a annoncé qu’elle pourrait à nouveau dégrader la France dès cette année ou en 2013 avec un probabilité de 33%. Autrement dit, une chance sur trois, et ce si les mesures d’austérité annoncées ne permettent pas de respecter les engagements du gouvernement et que le déficit budgétaire demeure aux niveaux actuels. Standard & Poor’s ne changera pas le credit rating de la France si le déficit revient à des niveaux plus soutenables permettant de stabiliser le ratio d’endettement public et si la croissance se matérialise.

S&P a également dégradé l’Italie (BBB+), l’Espagne (A), la dette portugaise devient un actif “pourri”, j’ose le terme. L’Autriche perd elle aussi son triple A et reçoit la même notation que la France. La Finlande conserve son AAA mais est sous perspective négative, l’Allemagne conserve également la note maximale et se paye le luxe de voir sa note assorite d’une perspective stable (vs négative jusqu’à présent).

 

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Morgan Stanley prévoit une année 2012 difficile

January 3rd, 2012
by L.C.

Morgan Stanley est la première banque à avoir publié ses prévisions pour cette année, le moins que l’on puisse dire est que ce n’est pas fameux. Cela dit, quand les banksters deviennent très négatifs, leur timing est souvent exécrable, mais soit.

Morgan Stanley estime que les prévisions des analystes sont trop élevées, et que les résultats des entreprises seront inférieurs aux attentes. De ce fait, MS prévoit un S&P500 à 1167 points à la fin de l’année, soit environ 7% de contraction. Le scénario de base de MS implique un indice S&P500 à 1237 points (50% de probabilité), son scénario baissier vise 944 points (35% de probabilité) et enfin son scénario haussier vise les 1450 points (15% de probabilité).

 

En outre voici les recommandations sectorielles actuelles de Morgan Stanley:

 

MS recos for 2012

 

http://www.scribd.com/fullscreen/77014834 (full report)

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2011, année cacophonique. 2012, année chaotique?

January 3rd, 2012
by L.C.

L’année 2011 s’achève, une année bien mouvementée mais très profitable pour mon compte personnel puisque j’ai terminé l’année sur une belle progression de 102.96 %, l’essentiel de mes gains ayant été réalisés durant le deuxième semestre. Une année bien agitée donc, très volatile suite à divers évènements: Fukushima, Grèce, dégradations en série… Mais finalement, l’année n’a pas été si cahotique que cela. Sur un an, les indices européens ont perdu du terrain (tel le CAC avec son décevant -16.95%), certes. Mais les indices US sont restés flat, le S&P500 n’a perdu que 0.003%, le Nasdaq un peu plus que cela, et le DJIA est parvenu a engranger 5% de progression, véritable découplage entre eurozone et USA. L’euro? Eh bien là encore sur un an, la baisse n’est pas exceptionnelle puisqu’elle n’est que de 3 %. Retour à la case départ en somme. Pas de sortie de la zone Euro, pas de faillites en chaine, 2011 me semble avoir été une année cacophonique plutôt que chaotique. D’ailleurs, quoi de plus cacophonique qu’un sommet europeén?

En réalité, ces performances annuelles cachent une volatilté importante et une intervention massive et désordonnée des institutions. Pour moi, 2011 restera caractérisé par le retour de l’Etat et des banques centrales au premier plan, mais ce retour n’a pas toujours été un succès, confère la situation en zone Euro où gouvernements et BCE ne parviennent semble-t-il pas à trouver un juste équilibre entre relance et austérité. Car c’est bien là le problème, personne ne semble aujourd’hui capable de définir de véritables priorités: réaliser des économies pour stopper le flot continu des émissions de dette ou bien tenter une nouvelle fois de relancer l’économie avec l’argent du contribuable, ou devrais-je dire avec de nouvelles émissions obligataires qui viendraient s’ajouter à l’océan de dette existant? Car la question doit être posée, malgré l’approche d’élections dans de nombreuses Nations dont la France et les USA. Les inquiétudes qui pèsent aujourd’hui sur l’économie mondiale résultent avant tout du fait que la croissance est trop molle pour compenser l’endettement grandissant des Etats “riches”.

 

J’aimerais rappeler ici quelques faits qui, à mon avis, expliquent beaucoup de choses:

-US debt to GDP ratio = 100%. Et un président qui répète les mêmes choses depuis 2008, tandis que l’opposition républicaine semble oublier l’intérêt du pays. Gordon Tullock (école du Public Choice) avait raison.

-Budget 2012 au Japon: la moitié des “recettes” de l’Etat proviendront d’émissions obligataires pour la 4ème année consécutive. Et la popularité du gouvernement Noda s’effondre. L’année 2012 devrait également être l’année durant laquelle le marché des couches pour adultes dépassera celui des couches pour enfant, ce qui est particulièrement prometteur.

-Chômage en France sur le point de dépasser les 10% avec un gouvernement INCAPABLE et des candidats pour la présidentielle qui le sont tout autant. Cela me fait terriblement mal de l’écrire, mais le fait est que je suis désormais orphelin en politique dans mon propre pays. Je suis particulièrement amer vis à vis de mon pays puisque personne ne semble savoir quoi faire. Un peu de TVA sociale, quelques mots pour plaire à ATTAC et à mes compatriotes gauchisants, Dieu sait s’ils sont nombreux, un peu d’austérité… Bref un peu de tout, beaucoup de rien, il faut bien conserver l’exception française.

 

>> N’est-ce pas la preuve que la mise sous perfusion permanente de l’économie ne fonctionne pas et qu’il faut utiliser le budget de l’Etat comme une variable d’ajustement, et pas comme une composante essentielle?

 

Puisque rien n’a été résolu en 2011, il y a fort à parier que 2012 sera une année agitée elle aussi. C’est d’ailleurs en 2012 que le calendrier Maya se termine, c’est donc… une excellente opportunité pour vendre n’importe quoi à des gogos. C’est en 2012 que l’Europe choisira entre austérité et relance.

Selon moi, il faudra impérativement que les gouvernements apprennent à vivre sans de nombreuses dépenses inutiles, quitte à retirer quelques points de croissance, et surtout qu’ils parviennent à définir de véritables priorités. Pourquoi s’entêter à sauver des secteurs en crise alors qu’aider des secteurs porteurs permettrait de créer plus d’emplois et serait bénéfique à la société? Pourquoi attiser les tensions sociales (comme Obama l’a fait, j’en suis convaincu, lorsqu’il visait les “millionnaires” qui voyagent en jet privé, avant de rectifier le tir, sans doute craintif de perdre ses soutiens pour 2012). Le seul hic dans mon raisonnement est que je ne tiens pas compte de la base, de ces “99%” (qui en fait sont beaucoup moins mais peu importe), qui peut réellement avoir un impact sur des nations développées. J’ai bien peur que, pour s’en sortir, l’Europe ait à renoncer à certaines dépenses, sans quoi nous risquons bien de boire la tasse dans notre océan de dette.

 

Mes prédictions sorties de ma boule de cristal pour 2012:

  • Persistance des tensions sociales, qui pourraient potentiellement se transformer en révoltes.
  • Un marché toujours intimement lié aux nouvelle/rumeurs (headline driven)
  • Obama échoue à renouveler son mandat.
  • Le chômage reste à des niveaux élevés mais n’explose pas (merci les papyboomers)
  • L’or perd du terrain (sauf en cas de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire aka QEx).
  • Un incapable sera élu président en France.
  • Le S&P500 termine l’année en légère baisse, la volatilité reste importante.

 

Pour le moment, 2012 débute sur une note positive, reste à déterminer s’il s’agit simplement du traditionnel “january effect” ou bien d’un réel changement de sentiment. Comme d’habitude, j’aurai les yeux rivés sur les statistiques de l’emploi et de la croissance aux USA, car tant que les USA tiennent bon le pire sera évité. Il est très vraisemblable que le découplage observé ces derniers mois entre Eurozone et USA au niveau des indices boursiers ainsi que des données macroéconomiques ne dure plus très longtemps. Les optimistes verront l’Europe rattraper le terrain perdu et rejoindre les USA dans une phase relativement positive (mais pas formidable). Les pessimistes verront les USA rattraper l’Europe dans sa descente aux enfers.

Excellente année 2012.

 

 

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Coucou, tu veux voir mon triple A?

January 2nd, 2012
by L.C.

Coucou… Tu veux voir ma… Hem. Mon triple A?

Voilà ce que l’on peut trouver sur www.standardandpoors.fr, un charmant message laissé par les “Anonymous”, ou du moins par un individu proche des idées de ce mouvement. Je dois dire que j’ai bien ri en voyant cela.

A quand la désormais tant attendue dégradation de notre note souveraine? Il s’agira sans doute d’un des évènements majeurs à court terme auquel on peut s’attendre, et je vous préviens, cela pourrait avoir lieu à n’importe quel moment de la journée, ne comptez pas vous reposer sur vos lauriers en afterhours. Personnellement je m’attendrais plutôt à une dégradation après la clôture des marchés européens, sur le modèle de la dégradation des USA l’été dernier. Nous verrons bien, tout porte à croire que nous serons fixés en ce beau mois de janvier 2012.

Il y a néanmoins plus inquiétant que cela. J’y reviendrai demain.

 

Coucou, tu veux voir mon triple A?

 

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Chiffre du jour: Le Debt-To-GDP ratio Américain dépasse les 100% !

December 22nd, 2011
by L.C.

Chose incroyable en temps de paix, dans un pays Occidental et développé: le poids de la dette américaine vient d’atteindre 100.01% !

Après une décennie de dépenses excessives et improductives et en moins de trois mandats présidentiels, les Etats-Unis l’ont fait. Attentat du 11 septembre, explosion de la bulle internet, de la bulle immobilière, armées enlisés en Irak et en Afghanistan, Obamacare, plan de relance, tant de causes diverses et variées pour expliquer un tel chiffre ainsi qu’ un tel bilan catastrophique pour Bush Jr ET Obama. Quand Bush est arrivé au pouvoir en 2001, le poids de la dette US n’était que de 56%, contre 84% à son départ, le reste est l’oeuvre d’Obama. Après plus de 50 milliards d’émission obligataire, et en prenant en compte les dernières estimations du PIB US de 15,180,900,000,000 $, le “debt-to-GDP ratio” dépasse effectivement le seuil fatidique des 100%. Joyeux Noël Oncle Sam!

 

 

Uncle Sam is Broke

 

Encore heureux que les USA puissent imprimer la monnaie mondiale… Je pense que Bono ne viendra plus nous rebattre les oreilles au sujet de l’annulation de dette de l’Afrique, n’est-ce pas?

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